Vraies fausses vies, fausses vraies vies / 2008
Installation imaginée en 2007, projet retenu en 2008 pour Bordeaux 2013 Capitale Européenne de la Culture.
Bordeaux 2013
L’idée est de mettre en avant le quotidien de la vie urbaine et plus particulièrement de la ville de Bordeaux. La vie de tout un chacun, la vie simple de tous les jours. Cette vie que l’on croise au quotidien et que l’on ne voit plus, tellement on avance rapidement le nez dans le guidon, ne vivant plus l’instant mais l’instant d’après. Qui dit vie dit gens : un couple de mariés sortant de l’hôtel de ville, un facteur et son cabas traversant la place Pey-Berland, un avocat se rendant au Palais de Justice, des skateurs ou des rollers s’essayant à des figures acrobatiques, un couple de retraités en promenade avec leur youki, une jeune femme à bicyclette revenant de ses courses à Auchan, un SDF faisant la manche rue Ste Catherine ou encore une mère de famille au retour de l’école avec petit Pierre et bébé Emilie dans son landau customisé… bref la vraie vie de la cité telle qu’elle est, telle qu’on s’y incorpore consciemment ou pas.
maquette d'un visuel sur la plage
Comment me direz-vous ? En immortalisant des moments de vies. Des gens (et autres animaux ou engins en tous genres) photographiés en taille réelle sur des monolithes qui seront placés dans toute la ville. Ces monolithes à section carrée ou rectangulaire mettront en avant cinq faces qui seront les cinq faces du sujet (personnage et autres) en situation. Les sujets seront préalablement photographiés sur le lieu même de la future installation sur leurs cinq côtés : face, face arrière, profil droit et gauche, et de dessus. Ces photographies seront par la suite imprimées sur les faces respectives du monolithe correspondant. Ainsi le passant se trouvant confronté aux monolithes n’en percevra que leur contenu, l’environnement réel et les bribes d’environnements photographiques se mêlant et n’en formant plus qu’un, donnant naissance à une vision virtuelle de corps et d’objets de la vie urbaine. Ainsi les monolithes donneront à voir, 24h/24h, en en faisant le tour, une vision globale d’instant de vie de personnages du quotidien de la vie bordelaise.
LAURENT VALERA

